TCPM' Stories

HALF ALTRIMAN LES ANGLES le 9 juillet 2016
par Claude
 

 
Avec Yann André, nous avons testé pour vous le half altriman dans les Pyrénées Catalanes, le 9 juillet.
 
Le site : la station des Angles qui domine le plateau d'altitude (1500m) du Capcir. Natation en lac dans une eau (douce !) à 19°C. Circuit vélo grandiose, dans    les contreforts du plateau, avec des côtes bien sûr, mais aussi des descentes. Des descentes qui n'en finissent pas, sur des petites routes sinueuses, mais      avec des pentes qui restent raisonnables, et qui ne nécessitent donc pas d'être cramponnés aux freins…
 
La CAP : sous le caniard et difficile : du lac à la station des angles, ça monte ! De là, il fallait encore monter pour aller chercher le lac de Balcère au dessus de la station. Puis retour à la station : 2 km de descente, le plus cool pour la fin ! Perso j'ai marché 2 à 3 km, comme la plupart des jeunes et moins jeunes qui étaient autour de moi…
 
Yann nous a torché cela en 5h53' (25 eme : bravo!) et 6h41 pour ma part (119eme).
 
Avec Françoise et Chloé, nous sommes restés sur site la semaine suivante, histoire de tester le camping, ses poulets du Gers, rôtis sur place, son BBQ et la méga table adjacente (voir photo), ainsi que le canyoning (La Llech).
 
Nous avons aussi subi les caprices météo : si pour la course le temps était juste bien, trois jours plus tard, la pluie, un gros feignant de mercure incapable de se hisser au-delà de quelques degrés et pour finir un fort vent froid 'd'autan, on eut raison de ma motivation pour rouler. Bon j'ai tout de même réussi, le dernier jour, à faire les 196 km et les +4700m de l'Altriman, histoire de voir où j'en suis pour le rendez vous que je me suis fixé, le 15 août à Embrun !
 
 
TRIATHLON NICE le 28 juin 2015
par Pierrick K
 

 
Très content d'avoir réussi ce défi, en 12h42, même si je pouvais espérer passer sous les 12h avec un meilleur marathon.
Mais sur un Iron Man, on n'est sûr de rien.
J'étais parti avec deux copains de Ploermel et Nantes et nous sommes tous les trois finishers.
En gros : 2800 inscrits, 2600 partants, 2400 finishers.
 
Voici un petit récit de ma gestion de cette course très belle, mais très difficile, surtout à pied.
 
J'ai suivi tes conseils en natation, je suis parti à l'arrière du deuxième couloir le plus rapide et je sors en 1h08, sans forcer, 595ème. Je visais 1h10, sachant que vu le monde, tu n'es pas certain de bien nager.
Difficile quand même de poser la nage, c'était un peu la bagarre, surtout après les bouées et à l'approche de la plage sur la transition et à la fin où tout le monde s'excitait.
Je suis sorti de l'eau, bien, pas entamé.
  
A vélo je suis parti cool, petit plateau, jusqu'à la bosse du 20ème Km.
Ensuite j'ai bien grimpé, 15.96 Km/h dans le col de l'Ecre. je doublais pas mal de monde dans les bosses.
Je ne suis pas bon descendeur, j'ai fait une descente très prudente, et là j'ai perdu pas mal de places. Il y en a qui descendent comme des fous et prennent des risques inconsidérés (et le paient cash pour certains), surtout que pas mal perdent des bidons en route.  A partir du 120 Km, j'étais très gêné par une douleur de type sciatique qui partait du haut de la fesse gauche et qui me descendait sur les ischios. Cela m'a vraiment pénalisé car je ne pouvais plus vraiment envoyer du braquet et j'étais obligé de me relâcher pour me soulager.
Il faisait déjà très chaud sur la partie vélo, un vrai four dans la montagne, même dans la descente. J'ai senti le coup de chaud se pointer après le col de l'Ecre.
Les 5 derniers Kms à vélo ont été très longs, à cause de cette douleur au bas du dos. 180 Km, cela reste une longue promenade, en 6h25 pour moi, soit 28 de moyenne. Dans les clous par rapport à ce que je visais.
Il faut faire attention en arrivant car plusieurs concurrents sont entrés en collision avec des spectateurs qui tentaient de traverser la route...
J'ai eu une première crampe au quadriceps en descendant du vélo.
  
Ensuite, j'ai attaqué mon marathon trop vite, 4min55/Km sur les 5 premiers puis 5min18/km sur les 5 suivants, car j'ai trouvé tout de suite de bonnes sensations à pied.
J'aurais dû me caler à 10 Km/h dès le début, mais je n'avais pas de montre me donnant l'allure. C'est un outil précieux à utiliser sur ce genre de course, le cardiofréquencemètre également.
On m'avait dit d'attendre le 20ème Km de la cap, car avant, rien n'est fait... Mais quand tu es plutôt nageur/coureur, la tentation est trop grande de partir vite. Piège à éviter, donc.
A partir du troisième tour, j'ai eu des crampes dans les deux jambes. La totale : mollets, ischios, quadriceps... Tétanisé par moment. Ce n'est pas une première, et j'avais toujours réussi à les passer en m'étirant, donc pas de panique. Pourtant j'ai mangé un peu de salé sur le vélo (4 petits sandwiches à la viande des grisons).
J'ai donc dû marcher avant de pouvoir récupérer en essayant de m'étirer régulièrement.
J'ai bu pourtant, mais je sais que la résistance à la chaleur reste mon point faible.
Pas le seul visiblement car cela tombait comme des mouches et le rythme général s'est ralenti d'un coup pour tout le monde.
Tu passais sous les douches et 200m plus loin, tu étais déjà sec.
C'est une course qui se joue au mental, et les 4 aller-retour sur la promenade sont interminables avec le point de mire à 5 Km.
En arrivant, tu retrouves le sourir avec le sentiment d'avoir touché tes limites physiques et mentales.
Au final, marathon en 4h52, alors que je pensais avoir de la marge en visant 4h00... Comme quoi, rien n'est joué d'avance sur ce type de course.
  
Le soir, impossible de manger, j'ai eu des nausées, vomissements, et là j'ai vu que le mélange Eau/Coca n'est plus passé sur la cap. Symptômes de l'insolation visiblement.
Le lendemain au réveil, grosse hypoglycémie (petit malaise), dégoût pour la nourriture, surtout le sucré, et même l'eau...
Je n'ai rien pu garder avant le repas du soir et j'ai dû m'hydrater par petites doses.
  
Le retour en camionnette non climatisée, mardi, à été plutôt pénible, avec la chaleur. Mieux vaut prendre l'avion sur cette distance.
  
Pesée hier soir en arrivant : - 4.4 Kg, 2 jours après la course soit 63.4 Kg/1m76 (je devais faire ça à 17 ans...) par rapport à moins poids de départ, le jeudi. Heureusement, j'avais repris 1.5 Kg avant la course, le dernier mois.
Comme quoi, ce genre de course pompe énormément, pas uniquement dans la graisse et l'eau, mais également dans les réserves musculaires (catabolisme).
A ne pas faire trop souvent de mon point de vue.
Néanmoins, c'est bien de le faire pour aller au bout de la démarche triathlon et Nice est une course superbe, mythique, avec une ambiance particulière. De là à y prendre goût, je ne sais pas.
La saison prochaine, je vais me cantonner à l'half, maximum et pense également régarder du côté d'un swim run, pourquoi pas.
La préparation d'un Iron Man est lourde, longue et impose des sacrifices. Mais c'est également une belle démarche sur soi.
Si c'était à refaire, je mettrais moins de volume et d'intensité dans la préparation. Plus de vélo, car c'est la faculté à récupérer du vélo qui conditionne également le marathon. Je pense que j'étais à mon pic de forme début mai. Par ailleurs, j'ai trop travaillé à la sensation, et il faudrait utiliser systématiquement le cardio pour se limiter en intenité.
  
Je vous enverrai des photos du finisher.
Je n'avais pas la tenue du club car un de mes collègues avait négocié un très bon sponsoring avec son travail. Ce qui nous a payé le déplacement, la location des deux appartements pour nous et les accompagnateurs, donc il fallait porter ses couleurs, pour l'occasion.
Tu peux faire suivre le mail à Fred et au groupe, pour leur donner des nouvelles.
  
Prochaines échéances : Larmor (M), St Lunaire (Half), Locquirec (S) puis les foulées du Golfe (10Km) pour clore la saison.
En attendant petite coupure 2/3 semaines avant un passage dans les Pyrénées fin juillet, histoire de refaire les cuisses.